Territoire d'une louve

02 août 2019

FERME TA GUEULE, CONNASSE.

01 Août 2019. Métro 2 entre Nation et Blanche. La rouquine et la blonde n'auront pas eu la chance de trouver place assise dans ce wagon bondé.

La blonde essaie de raconter une anecdote, mais les yeux de la rouquine sont irrémédiablement attirés par quelque chose.

- Tu es accompagnée ? Demande une femme à la voix si grave et puissante que la blonde se tait.

Derrière elle, une petite fille tient le doigt de son papa, elle le regarde d'un air suppliant.

- Ta maman et ton papa, où sont-ils ? Questionne la dame une nouvelle fois. Son bras est dans le plâtre. Elle ressemble à Catherine Ringer.

La blonde entre-ouvre la bouche dans l'intention de dire quelque chose mais soudainement, l'enfant lâche la main du papa et s'enfuit, traversant le wagon jusqu'à disparaître dans la foule.

Le regard de la blonde la suit. Bouche-bée. N'était-ce pas son père ? Pourquoi lui tenait-elle le doigt ? Juste le temps de ces deux questions que la voix puissante de la dame au bras en écharpe se fait entendre de nouveau.

- Madame, vous savez que la France protège les enfants ? Vous ne pouvez pas faire ça, dit-elle à une femme qui vient d'apparaître parmi le monde.
La mère de la petite de 9 ans environ se retourne, regard noir.
- T'as un problème ?
- Oui, il y a un problème. Pourquoi laissez-vous une si petite fille toucher les hommes pour de l'argent ? Je l'ai vu. Tout le monde l'a vu.

Avant de jouer avec les mains de l'homme, les mains de cette enfant se baladait sur ses cuisses, commençant par le genou, jusqu'à remonter tout en haut de la cuisse. La rouquine confirme car elle l'a vu. Ceci explique son manque d'attention face aux bla-bla de la blonde.

Tandis que la mère s'éloigne comme elle est arrivée, la dame s'indigne :
- Personne ne doit plus donner d'argent à une enfant, personne ! Comment pouvez-vous donner la pièce à une petite fille qui vous touche ? Comment pouvez-vous tolérer cela ? Comment ?

Silence.

- Personne ne répond ? Tout le monde regarde son écran, par la fenêtre, plonge le nez dans son livre... Qu'une fillette touche le haut de la cuisse d'un homme en échange d'une pièce, c'est devenu votre quotidien, une banalité...

Tandis que la blonde se tourne vers la rouquine, bouche entre-ouverte pour tenter de dire quelque chose, la dame continue d'éveiller les conscience, maladroitement peut-être.

Brusquement, du fin fond du wagon, une voix masculine se fait agressivement entendre :
- FERME TA GUEULE, CONNASSE !
Le wagon entier se tourne vers l'aggresseur : un homme d'à peu près 28 ans, un bouquin collé au visage.
- Pardon ? Rétorque la dame. Non, non je ne vais pas me taire car tout le monde se tait bien trop, justement ! Vaut mieux ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre. Vaut mieux aller d'un point A à un point B, lisant un livre, et faisant comme si de rien était...
- ET TU VEUX FAIRE QUOI HEIN ? MET TOI A LA PLACE DE CETTE FEMME AU LIEU D'OUVRIR TA GUEULE.

A partir de cet instant, la blonde et la rouquine ont eu la naïveté de croire que le monde entier se soulèverait pour se positionner vers l'indignée.

Ce ne fût pas le cas.

Plusieurs hommes se sont rangés du côté du Mal et lui demandèrent de bien vouloir se taire tandis que des voix féminines se firent entendre au loin. Celles-ci se moquaient outrageusement de la dame. Sans vouloir se montrer physiquement bien sûr. Drôle de forme de courage.

Et puis, il y eut le bouquet final : un homme leva la main sur elle.

Un homme leva la main sur une dame ayant le bras dans le plâtre pour la seule et unique raison qu'elle disait très clairement ce qui devait être dit.

Triste constat.
Triste humanité.
Triste mentalité d'un peuple composé majoritairement de lâches dirigés par des lâches.

En France, parce que nous parlons bien là de ce pays, dire la vérité dérange le quotidien.
Dire la vérité emmerde.
Dire la vérité titille la conscience.

Une fois la conscience titillée, il ne reste que la colère, les insultes et l’agressivité.

Au fond, ceux qui s'ens ont pris à cette dame ont un problème avec eux-mêmes. Leur propre pourriture intérieure. Celle qui leur permet d'aller d'un point A à un point B sans lever leur nez de leur téléphone ou de leur livre. Sans regarder la misère en face. 

Ceux-là même se rassurent en disant qu'on ne peut rien y faire alors que la réalité est que nous ne pouvons peut-être pas agir, mais s'indigner, nous le pouvons. Dire non, nous le pouvons. Sensibiliser, informer, dénoncer, nous le pouvons.

Alor, merci à cette femme de s'être indignée.
Merci à cette femme d'être différente de cette majorité toxique.

 

Posté par Lilly Violet à 13:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


07 février 2019

ET IL Y EU DES MORTS.

Faire confiance à la vie.
Oser y croire.
Puis, rallumer les étoiles.
Une à une s'il le faut.

Quel étrange sentiment de se retrouver sur ce blog.

Je n'étais pas revenu écrire ici depuis le 05 Décembre 2017.
Souvenez-vous :

"La confusion sera mon épitaphe, tandis que je rampe sur un sentier craquelé et défoncé.
Si nous y arrivons, nous pourrons tous nous tordre de rire.
Mais je crains de pleurer demain, oui, je crains de pleurer demain."

Etait-ce prémonitoire ? Ou est-ce que ce que l'on appelle le destin ?

365 jours d'horreur.
365 jours de vie entre parenthèses.
De brouillard.
De pleurs.
De cris.

Il y a un peu plus d'un an, nous tombions dans l'abîme.
Il y a un peu plus d'un an, débutait l'agonie de plusieurs vies.

Au détour des mois que dura cette agonie, il y eu des blessés, d'aucuns auront des séquelles à vie, et il y eu des morts.
Oui le terme est cru quand il n'est pas vaseliné dans une métaphore.

- - -

Un conte Cherokee raconte qu'il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous.

L’un est le Mal : C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo.

L’autre est le Bien : C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi.

Lequel des deux loups gagne ?

Le vieux conte Cherokee conclue simplement :

Celui que tu nourris.

- - -

J'ai fait du mieux que j'ai pu. Avec mes armes. 
Je suis restée debout, digne et forte. Je n'ai pas cédé à la peur, à la colère, à l'envie. Encore moins au mensonge ni à la fierté, ni à l'égo. 
Apporter des rires, des sourires et de l'amour a été ma solution.
Être présente, bienveillante, empathe et généreuse.
Apaiser leurs âmes, leurs peines et leurs chagrins a été ma solution.
Être humble, gentille, pleine de compassion et d'espoir.

Non, je ne suis pas meilleure qu'un(e) autre, mais je ne détourne pas les yeux. 
Je ne tourne pas le dos lorsque la vie devient dure, injuste et incompréhensible. Je ne m'enfuis pas. 
Non, je ne suis pas meulleure qu'un(e) autre, mais j'attrape la vie - aussi infecte soit-elle - à plein le corps et l'on se bat.
L'on se bat avec Amour.
Contre la haine.
Contre l'arrogance.
Contre la mort.

Désormais, je le hurle au monde : je considère que cette putain d'année de merde est terminée.

Ainsi, afin de renouer avec le genre humains, il me faut souhaiter à quiconque lira ces mots, une année merveilleuse.

Et surtout : que les puces d'un millier de chiens galeux infestent le cul de celui qui vous gâchera une seule seconde de votre vie, et que les bras de cet abruti deviennent trop courts pour qu'il ne puisse jamais se le gratter...

 

 

Posté par Lilly Violet à 10:53 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

05 décembre 2017

On a semé les graines du temps.

Le mur sur lequel écrivaient les prophètes est entrain de se fissurer.
Sur les instruments de la mort, le soleil brille de tous ses feux.
Lorsque tout homme est tiraillé entre les cauchemars et les rêves,
Personne ne porte de couronne de laurier, tandis que le silence noie les cris.

Entre les portails d'airain du destin, on a semé les graines du temps,
Arrosées par les faits de ceux qui savent et qui sont connus ;
La connaissance est une amie fatale, lorsque aucun n'en fixe les règles.
Le destin de toute l'humanité visible est entre les mains des idiots.

La confusion sera mon épitaphe, tandis que je rampe sur un sentier craquelé et défoncé.
Si nous y arrivons, nous pourrons tous nous tordre de rire.
Mais je crains de pleurer demain, oui, je crains de pleurer demain.


DSC_1181a
2017. Le lac.

Posté par Lilly Violet à 17:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

28 novembre 2017

Gavarnie.

2016 Gavarnie

Posté par Lilly Violet à 10:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

10 novembre 2017

A toi qui fait battre mon cœur, qui anime mon âme.

Les yeux fermés, l'encre bleue reforme les temps tendres, et des échos lointains se font entendre. Paisiblement, le sourire s'esquisse, sortant lentement l'esprit des abysses. Seconde après seconde, l'âme, longtemps alitée, est stimulée par une imperceptible vitalité. Et l'on se sert les coeurs, et nos angoisses rient. L'on apaise les pleurs, et yeux dans les yeux, l'ont s'oublient.

Le goût de ton âme cajole les tourments épiques déambulants au hasard, au travers du prisme de ta clémence. Tu es l'inouï plan coeur de ma prose et du reste de ma vie. Tué, l'affreux planqueur des doux rêves de chacune de mes nuits.

Les méandres pastels de mes pensées sont en liesse. Ce matin, l'éclat de ton rire nourrit toutes les joliesses. Et même si, au plus profond de mes chairs, la fureur domine ; et même si tout de toi m'est cher, mes yeux crient famine. Les faiblesses intimes liées à l'incapacité de te montrer l'importance de ton existence nourrissent mon âme de haine, mais mon amour pour toi est telle cette déclaration de foi, Amen. 

 

 

 

Posté par Lilly Violet à 17:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


25 octobre 2017

Tu fais quoi dans la vie ?

Le matin, l'odeur du café chaud qui vient d'être filtré embaume la cuisine dans laquelle le soleil s'invite et réchauffe le coeur. Et lorsque le soleil n'est pas, les claquements des gouttes de pluie ou le vent se débattant dans les arbres résonnent jusqu'à l'intérieur.

Dans la vie, je me promène dans la nature, j'arrache les mauvaises herbes de mon jardin et j'en récolte les légumes. Dans la vie, je fais du sport, j'écris et je lis beaucoup. Je regarde des séries avec mon compagnon de coeur, je l'aime, je ris à ses côtés, je pleure et on s'engueule parfois. Je rends visite à mes proches tous les mois, dans ma Picardie natale. J'observe la vie, du haut de la fenêtre de ma chambre, et je respire les odeurs qui viennent de partout, et de nulle part. J'admire les saisons, le changement olfactif, le changement visuel. Le changement en moi-même.

Dans la vie, je profite. J'aime. Je rêve. Je m'émerveille. Et je danse lorsqu'une de mes musiques favorites s'enclenche.  
Dans la vie, je souffre aussi. J'angoisse, je panique, et je m'inquiète. C'est aussi cela, vivre.

S'il te plaît, lorsque tu me demandes "Tu fais quoi dans la vie ?", ne t'attends pas à une quelconque autre forme de réponse. Ne t'attends pas à m'entendre parler d'un job, d'un boulot, d'un travail. La vie, ce n'est pas cela. Cela, ce dont toi tu veux parler, ce n'est qu'une obligation nécessaire. Une activité rémunérée qui permet la production de biens et de services, fourni par des employés en échange d'un salaire. Cela, ce n'est qu'un autre moyen de comparer ta situation à la mienne, et de savoir lequel d'entre nous a mieux "réussi". 

Non, la vie ce n'est pas cela. La réussite non plus.
La vie, et la réussite, c'est d'avoir su exister. 

 

Posté par Lilly Violet à 14:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 octobre 2017

A coup de hashtags nous nous battons.

Nous sommes notre propre cancer. Vous le savez déjà. A coup de hashtags nous nous battons. A coup de dénonciation sur les réseaux sociaux nous nous rebellons. Nous sommes des combattants digitaux, des ombres fictives et loquaces derrière un écran. Mais un écran arrête le regard et dissimule. Il empêche de voir qu'au grand jour, nous ne sommes que des corps courbés et muets qui se meuvent en tirant sur le fil de l'espérance. Les pantins ont pour jouets la liberté d'expression, mais ils ne sont que le reflet de la presse, et la presse n'est seulement que le propre reflet de ces baigneurs apprivoisés. Les marionnettistes sont cachés dans leur catelet, ils pouffent de voir ces coups d'épée dans l'eau que sont ces cris de détresse lancés dans le néant. Ils savent que libérer la parole est le quignon tant attendu par le misérable. Ils s'esclaffent devant les affâmé(e)s, les violé(e)s et les maltrait(é)s qui se contenteront d'un texte édicté par eux-mêmes au nom de cette ignominie qu'est le régime dans lequel le pouvoir est détenu par le peuple, sans distinctions dues ni à la naissance, ni à la richesse, ni à la compétence, ni à la sexualité. Dehors, loin des pensées personnelles dévoilées par les plus mutiques sur la place publique qu'est cette toile engluée et aveuglante, les poings levés des minorités agissantes sont vilipendés par des matraques matées qui feront taire ceux qui ont véritablement quelque chose à dire. Au fond, nous ne sommes que tristesse de savoir. La toile engluée nous dévoile les disfonctions, et ce qui aura été tu par le passé ne le sera plus jamais, puisqu'aujourd'hui, nous nous sentons forts derrière le filtre fictif qui nous permet de nous exprimer. Tel cadeau qu'un parent absent fera à son enfant pour lui faire croire qu'il s'en préoccupe, ce n'est qu'un leurre. En réalité, il y a des chances que rien ne se passe jamais.

 

Posté par Lilly Violet à 12:51 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

14 octobre 2017

L'enfant tombé du nid.

Les souvenirs se marrent et s'échappent.
Les vérités font la ronde, rieuses. 
Je n'ai jamais su de quelle couleur était tes yeux,
Ni la valeur réelle de ton âme.

Pour toi, aucun mot ne se sont jamais dessinés
Les questions flottaient, les réponses coulaient
Telles des gouttelettes faisant la course entre elles
Sur la vitre lisse qu'était ma vie.

Aujourd'hui, je ne connais que la moitié de qui je suis
Pour seule preuve de ton existence impalpable
Cette fossette qui me distingue des autres
Comme la signature d'une sculpture bancale.

L'adulte est fourbe, manipulateur
Il est une ombre dans la pénombre
Un murmure dans le tumulte d'une vie
Qui ne leur appartiendra jamais.

Sa voix tonnante domine les hurlements des tempêtes
Tu auras beau vouloir être, tu ne seras jamais
Rien d'autre que l'enfant tombé du nid
Et qui ne doit jamais rien demander.



Posté par Lilly Violet à 13:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

09 octobre 2017

Tu ne manqueras pas d'arriver quelque part si tu marches assez longtemps.

blonde-girl-pale-scenery-Favim

Tu ne manqueras pas d'arriver quelque part si tu marches assez longtemps.
Tu ne perdras jamais de vue ces rêves qui courent en ricânant, sur ta peau blanche.
Si blanche que les médecins t'interdiront de t'exposer au soleil, pour le reste de ta vie. Et tu préserveras ton âme. 
De tous les ressentiments et de toutes les toxicités qui bousculeront tes émotions et sentiments.

Posté par Lilly Violet à 17:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

20 septembre 2017

Nous nous sommes levés d'amour.

Il n'a jamais existé une seule bonne raison à mes anciens petits-amis. 

Mais toi. Simplement toi. Tu es l'arc-en-ciel qui me permet de circuler entre cette terre et mon autre monde, sans jugement. Tu es fort, quoi qu'il t'en coûte. Tu es bon, d'une bonté stupéfiante. Et d'aussi loin que je me souvienne, tu as toujours été mon meilleur ami. Je n'aurai jamais cru que huit ans après nos premiers mots échangés, cette petite graîne d'amitié se métarmophoserait en un si joli arbre.

C'est vrai, l'on ne s'attendait pas à cela. Auparavant, à chaque rencontre, je savais dès les prémices qu'il existerait une fin à mes histoires diverses. Mais avec toi, je ne voyais que le début de tout. Et toi aussi. Toi aussi tu as vu le début de tout. Ce n'était pas l'histoire de deux êtres blessés, tout le monde l'est, tout le monde traîne sa croix. Ce n'était pas une relation sparadrap, ni une passion qui rend aveugle. Ce n'était pas non plus une relation par intérêt.

Non, nous ne sommes pas tombés amoureux l'un de l'autre, mais nous nous sommes levés d'amour.

Non, cette histoire ne va pas toujours ni dans mon sens, ni dans le tien, mais elle nous porte. Elle nous permet de trouver la vérité, en nous permettant d'exister tel que nous le devons. Nous n'attendons rien l'un de l'autre, mais nous sommes là l'un pour l'autre. Tout n'est que réciprocité, confiance et équilibre. 

J'aurai toujours la force d'avancer à ses côtés. Rien ne m'en empêchera jamais. Je suis prête à me battre contre les orages, à réparer les pots cassés. Ne vaut-il pas mieux réparer ce que l'on a créé, plutôt que de jeter parce que l'on manque de force et de courage ? Et jeter pour quoi ? Jeter pour recommencer depuis le début, avec quelqu'un d'autre, qui finira par attiser l'orage à son tour, et rebelote ? Non, je ne veux pas d'un autre. Je ne veux d'aucune autre histoire. Je ne veux aucune autre vie que la nôtre. Non, je me sombrerai pas dans cette facilité moderne qui consiste à changer de relation comme de chemise, en l'attente d'une perfection inexistante nulle part. Non, mon âme ne sera pas souillée par tous ces gens qui préfèrent briser leur couple au moindre petit problème, car ils n'ont pas la force et le courage de franchir de montagnes. Non, se séparer n'est pas plus simple.

J'ai changé. J'ai grandi. Je suis si différente de celle que j'étais à vingt-cinq ans, lorsque nous nous sommes mis ensemble toi et moi, ces deux bons vieux potes depuis leurs dix-sept et dix-huit ans. Depuis cette époque, tu es parti ici et là-bas. Je suis partie à mon tour. Nous nous sommes vu, puis perdu de vue. Nous avons partagé de nombreux fous-rires, et de grosses engueulades. Nous nous sommes détestés, insultés. Puis réconciliés. Et nous en sommes ici aujourd'hui. Paraît-il que deux êtres faits pour être ensemble finissent toujours par se retrouver.

Et toi. Un homme bien, curieux de tout, généreux, intelligent, et brave. Regarde-toi, tu veux toujours t'améliorer, devenir un homme encore meilleur. Tes bras sont toujours plus frais que le matin qui se lève, tes yeux sont toujours plus doux que la brise du vent sur mon visage en plein été. Tu me rends fière, tu me donnes envie de larmes de bonheur. 

Pour cela, notre histoire connaîtra beaucoup de virgules, mais jamais aucun point.

 

 

 

Posté par Lilly Violet à 18:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :