Territoire d'une louve

10 novembre 2017

A toi qui fait battre mon cœur, qui anime mon âme.

Les yeux fermés, l'encre bleue reforme les temps tendres, et des échos lointains se font entendre. Paisiblement, le sourire s'esquisse, sortant lentement l'esprit des abysses. Seconde après seconde, l'âme, longtemps alitée, est stimulée par une imperceptible vitalité. Et l'on se sert les coeurs, et nos angoisses rient. L'on apaise les pleurs, et yeux dans les yeux, l'ont s'oublient.

Le goût de ton âme cajole les tourments épiques déambulants au hasard, au travers du prisme de ta clémence. Tu es l'inouï plan coeur de ma prose et du reste de ma vie. Tué, l'affreux planqueur des doux rêves de chacune de mes nuits.

Les méandres pastels de mes pensées sont en liesse. Ce matin, l'éclat de ton rire nourrit toutes les joliesses. Et même si, au plus profond de mes chairs, la fureur domine ; et même si tout de toi m'est cher, mes yeux crient famine. Les faiblesses intimes liées à l'incapacité de te montrer l'importance de ton existence nourrissent mon âme de haine, mais mon amour pour toi est telle cette déclaration de foi, Amen. 

 

 

 

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25 octobre 2017

Tu fais quoi dans la vie ?

Le matin, l'odeur du café chaud qui vient d'être filtré embaume la cuisine dans laquelle le soleil s'invite et réchauffe le coeur. Et lorsque le soleil n'est pas, les claquements des gouttes de pluie ou le vent se débattant dans les arbres résonnent jusqu'à l'intérieur.

Dans la vie, je me promène dans la nature, j'arrache les mauvaises herbes de mon jardin et j'en récolte les légumes. Dans la vie, je fais du sport, j'écris et je lis beaucoup. Je regarde des séries avec mon compagnon de coeur, je l'aime, je ris à ses côtés, je pleure et on s'engueule parfois. Je rends visite à mes proches tous les mois, dans ma Picardie natale. J'observe la vie, du haut de la fenêtre de ma chambre, et je respire les odeurs qui viennent de partout, et de nulle part. J'admire les saisons, le changement olfactif, le changement visuel. Le changement en moi-même.

Dans la vie, je profite. J'aime. Je rêve. Je m'émerveille. Et je danse lorsqu'une de mes musiques favorites s'enclenche.  
Dans la vie, je souffre aussi. J'angoisse, je panique, et je m'inquiète. C'est aussi cela, vivre.

S'il te plaît, lorsque tu me demandes "Tu fais quoi dans la vie ?", ne t'attends pas à une quelconque autre forme de réponse. Ne t'attends pas à m'entendre parler d'un job, d'un boulot, d'un travail. La vie, ce n'est pas cela. Cela, ce dont toi tu veux parler, ce n'est qu'une obligation nécessaire. Une activité rémunérée qui permet la production de biens et de services, fourni par des employés en échange d'un salaire. Cela, ce n'est qu'un autre moyen de comparer ta situation à la mienne, et de savoir lequel d'entre nous a mieux "réussi". 

Non, la vie ce n'est pas cela. La réussite non plus.
La vie, et la réussite, c'est d'avoir su exister. 

 

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19 octobre 2017

A coup de hashtags nous nous battons.

Nous sommes notre propre cancer. Vous le savez déjà. A coup de hashtags nous nous battons. A coup de dénonciation sur les réseaux sociaux nous nous rebellons. Nous sommes des combattants digitaux, des ombres fictives et loquaces derrière un écran. Mais un écran arrête le regard et dissimule. Il empêche de voir qu'au grand jour, nous ne sommes que des corps courbés et muets qui se meuvent en tirant sur le fil de l'espérance. Les pantins ont pour jouets la liberté d'expression, mais ils ne sont que le reflet de la presse, et la presse n'est seulement que le propre reflet de ces baigneurs apprivoisés. Les marionnettistes sont cachés dans leur catelet, ils pouffent de voir ces coups d'épée dans l'eau que sont ces cris de détresse lancés dans le néant. Ils savent que libérer la parole est le quignon tant attendu par le misérable. Ils s'esclaffent devant les affâmé(e)s, les violé(e)s et les maltrait(é)s qui se contenteront d'un texte édicté par eux-mêmes au nom de cette ignominie qu'est le régime dans lequel le pouvoir est détenu par le peuple, sans distinctions dues ni à la naissance, ni à la richesse, ni à la compétence, ni à la sexualité. Dehors, loin des pensées personnelles dévoilées par les plus mutiques sur la place publique qu'est cette toile engluée et aveuglante, les poings levés des minorités agissantes sont vilipendés par des matraques matées qui feront taire ceux qui ont véritablement quelque chose à dire. Au fond, nous ne sommes que tristesse de savoir. La toile engluée nous dévoile les disfonctions, et ce qui aura été tu par le passé ne le sera plus jamais, puisqu'aujourd'hui, nous nous sentons forts derrière le filtre fictif qui nous permet de nous exprimer. Tel cadeau qu'un parent absent fera à son enfant pour lui faire croire qu'il s'en préoccupe, ce n'est qu'un leurre. En réalité, il y a des chances que rien ne se passe jamais.

 

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14 octobre 2017

L'enfant tombé du nid.

Les souvenirs se marrent et s'échappent.
Les vérités font la ronde, rieuses. 
Je n'ai jamais su de quelle couleur était tes yeux,
Ni la valeur réelle de ton âme.

Pour toi, aucun mot ne se sont jamais dessinés
Les questions flottaient, les réponses coulaient
Telles des gouttelettes faisant la course entre elles
Sur la vitre lisse qu'était ma vie.

Aujourd'hui, je ne connais que la moitié de qui je suis
Pour seule preuve de ton existence impalpable
Cette fossette qui me distingue des autres
Comme la signature d'une sculpture bancale.

L'adulte est fourbe, manipulateur
Il est une ombre dans la pénombre
Un murmure dans le tumulte d'une vie
Qui ne leur appartiendra jamais.

Sa voix tonnante domine les hurlements des tempêtes
Tu auras beau vouloir être, tu ne seras jamais
Rien d'autre que l'enfant tombé du nid
Et qui ne doit jamais rien demander.



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09 octobre 2017

Tu ne manqueras pas d'arriver quelque part si tu marches assez longtemps.

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Tu ne manqueras pas d'arriver quelque part si tu marches assez longtemps.
Tu ne perdras jamais de vue ces rêves qui courent en ricânant, sur ta peau blanche.
Si blanche que les médecins t'interdiront de t'exposer au soleil, pour le reste de ta vie. Et tu préserveras ton âme. 
De tous les ressentiments et de toutes les toxicités qui bousculeront tes émotions et sentiments.

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20 septembre 2017

Nous nous sommes levés d'amour.

Il n'a jamais existé une seule bonne raison à mes anciens petits-amis. 

Mais toi. Simplement toi. Tu es l'arc-en-ciel qui me permet de circuler entre cette terre et mon autre monde, sans jugement. Tu es fort, quoi qu'il t'en coûte. Tu es bon, d'une bonté stupéfiante. Et d'aussi loin que je me souvienne, tu as toujours été mon meilleur ami. Je n'aurai jamais cru que huit ans après nos premiers mots échangés, cette petite graîne d'amitié se métarmophoserait en un si joli arbre.

C'est vrai, l'on ne s'attendait pas à cela. Auparavant, à chaque rencontre, je savais dès les prémices qu'il existerait une fin à mes histoires diverses. Mais avec toi, je ne voyais que le début de tout. Et toi aussi. Toi aussi tu as vu le début de tout. Ce n'était pas l'histoire de deux êtres blessés, tout le monde l'est, tout le monde traîne sa croix. Ce n'était pas une relation sparadrap, ni une passion qui rend aveugle. Ce n'était pas non plus une relation par intérêt.

Non, nous ne sommes pas tombés amoureux l'un de l'autre, mais nous nous sommes levés d'amour.

Non, cette histoire ne va pas toujours ni dans mon sens, ni dans le tien, mais elle nous porte. Elle nous permet de trouver la vérité, en nous permettant d'exister tel que nous le devons. Nous n'attendons rien l'un de l'autre, mais nous sommes là l'un pour l'autre. Tout n'est que réciprocité, confiance et équilibre. 

J'aurai toujours la force d'avancer à ses côtés. Rien ne m'en empêchera jamais. Je suis prête à me battre contre les orages, à réparer les pots cassés. Ne vaut-il pas mieux réparer ce que l'on a créé, plutôt que de jeter parce que l'on manque de force et de courage ? Et jeter pour quoi ? Jeter pour recommencer depuis le début, avec quelqu'un d'autre, qui finira par attiser l'orage à son tour, et rebelote ? Non, je ne veux pas d'un autre. Je ne veux d'aucune autre histoire. Je ne veux aucune autre vie que la nôtre. Non, je me sombrerai pas dans cette facilité moderne qui consiste à changer de relation comme de chemise, en l'attente d'une perfection inexistante nulle part. Non, mon âme ne sera pas souillée par tous ces gens qui préfèrent briser leur couple au moindre petit problème, car ils n'ont pas la force et le courage de franchir de montagnes. Non, se séparer n'est pas plus simple.

J'ai changé. J'ai grandi. Je suis si différente de celle que j'étais à vingt-cinq ans, lorsque nous nous sommes mis ensemble toi et moi, ces deux bons vieux potes depuis leurs dix-sept et dix-huit ans. Depuis cette époque, tu es parti ici et là-bas. Je suis partie à mon tour. Nous nous sommes vu, puis perdu de vue. Nous avons partagé de nombreux fous-rires, et de grosses engueulades. Nous nous sommes détestés, insultés. Puis réconciliés. Et nous en sommes ici aujourd'hui. Paraît-il que deux êtres faits pour être ensemble finissent toujours par se retrouver.

Et toi. Un homme bien, curieux de tout, généreux, intelligent, et brave. Regarde-toi, tu veux toujours t'améliorer, devenir un homme encore meilleur. Tes bras sont toujours plus frais que le matin qui se lève, tes yeux sont toujours plus doux que la brise du vent sur mon visage en plein été. Tu me rends fière, tu me donnes envie de larmes de bonheur. 

Pour cela, notre histoire connaîtra beaucoup de virgules, mais jamais aucun point.

 

 

 

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13 septembre 2017

Chanter sur le chemin de sa destinée.

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09 septembre 2017

Maintenant, veux-tu bien fermer la porte en sortant de ma vie.

Trop d'énerge absorbée, trop de remise en question, trop de regards dans le rétroviseur. Je ne suis pas une pâte à modeler à laquelle l'on peut donner la forme souhaitée en fonction du moment et de l'humeur. Celle que l'on jette parce qu'un jour, y'en a marre. Pendant qu'on délaisse la pâte, le temps fait son travail : elle s'endurcit, devient friable et difficile à manipuler. Je ne suis pas cette pâte dans laquelle l'on vient enfoncer son doigt dans le but de la faire tomber en petits morceaux, après l'avoir bien fait durcir pendant années de néant.

Personne, absolument personne, n'est une pâte à modeler. 

Pourquoi cette obstination à vouloir changer l'autre, à vouloir le piétiner sans cesse, diffusant une image subjective de cet autre ? Pourquoi cette obstination à vouloir croire et faire croire, que notre vision est la seule et l'unique valable ?  Pour garder le contrôle ? Pour ne pas avoir à se changer soi-même ? L'autre n'est pas cette pâte maléable que l'on aimerait qu'il soit, soumis à nos envies. Nous pouvons lui demander de changer des comportements qui nous blessent, des manies qui nous agacent, du moment que l'on n'exige pas, que l'on parle de ses besoins et de son ressenti et surtout que l'on reste à l'écoute ce que l'autre a à dire tout en acceptant la différence. Dialoguer, ce n'est pas critiquer, aggresser ou condamner.

La réalité, ce n'est pas ce monde virtuel dans lequel nous pouvons modifier tout ce qui nous entoure grâce à des filtres qui vont supprimer les défauts et gommer les anomalies. La réalité, ce n'est pas ces photos, ces commentaires et autres statuts sélectionnés minutieusement dans l'objectif de ne montrer aux autres que la meilleure version de nous-même.

Notre monde est bien réel et ne nous offre que deux options : accepter, ou nous éloigner. Mais à aucun moment il ne nous présente l'opportunité de modeler les autres à notre image, ni en fonction de nos fantasmes.

Vous savez ce que cela implique de vouloir changer l'autre ? Désirer cela de quelqu'un signifie vouloir que cette personne ne soit plus elle-même, et qu'elle perde son essence. Alors oui, si vous ne vous sentez pas à l'aise avec quelqu'un, si vous n'acceptez pas ce qu'elle est, que vous ne vous sentez pas capable de vous regarder dans un miroir afin d'analyser votre propre reflet, alors éloignez-vous.

C'est compliqué d'accepter les autres tels qu'ils sont. La volonté de les modifier à notre image est une facilité inconsciente. Mais demandez-vous, à combien de reprises avez-vous perdu votre sang-froid face à quelqu'un qui n'agissait pas comme vous le désiriez ?

Oui, nous n'apprécions pas que les autres mentent, mais n'avons-nous jamais menti nous-même ? Nous n'apprécions pas que l'autre râle, mais ne râlons-nous pas souvent nous aussi ? Lorsque nous demandons de l'aide, nous n'apprécions pas que l'autre ne nous l'apporte pas, mais n'avez-vous pas oublié quelqu'un qui vous avez demandé de l'aide à un moment donné ? A chaque fois que quelqu'un vous insupporte, regardez votre propre reflet. Vous vous y retrouverez très certainement puisque l'on voit en l'autre ses propres défauts, ou ses propres échecs.

Nous sommes tous libres. Si vous n'aimez pas la manière d'agir ou de réagir de quelqu'un, et que vous êtes incapables de vous regarder dans un miroir afin d'aperçevoir que vous-mêmes, vous agissez comme tel, alors encore une fois, éloignez-vous et tâchez de bien refermer la porte en sortant de leur vie car une personne incapable d'affronter son reflet, qui s'éloigne pourtant, et qui continue de piétiner sans cesse les autres en tentant de démolir leur image, même au bout de plusieurs années d'éloignement, est d'une toxicité destructrice. 

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29 août 2017

Addiction douloureuse

Quel bonheur. Littéralement ! Sentir les mots surgir du plus profond de moi-même, faire connaissance avec chacun des personnages qui vivent en moi depuis toutes ces années, apprendre à les connaître, et coucher leur vie sur papier. On ne naît pas écrivain, on le devient. Je ne l'ai jamais évoqué, mais écrire des histoires est une véritable drogue. Jusqu'à présent, tout n'était que passion, envie et besoin. Ecrire, depuis mon tout premier blog vers mes quatorze ans, est désormais devenu une addiction douloureuse, mais quel bonheur ! Au tavail d'imagination, au travail des mots, s'ajoute un travail d'archéologue particulièrement minutieux. Une idée brute n'est jamais bonne. Il faut creuser autour, puis en dessous, afin d'en tirer le substrat. Parfois, je ne perçois pas tout. Je ferme les yeux et j'essaie de ressentir l'essence de mes personnages. Hier soir, l'un d'entre eux est venu toquer à la porte de mon encéphale, a murmuré son histoire, paisiblement, et jusqu'à quatre heure du matin nous avons discuté ensemble. Après une sempiternelle migraine, la clé manquante de mon récit était là, reluisante. 

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20 août 2017

On ne perd pas le temps puisqu'il se perd tout seul.

Nous vivons en apné. Nous nous aimons à en avoir le souffle coupé. Déposée là par les liens du sang et des sentiments, cette graine qui grandit en silence dans mon estomac embrasse mes organes et s'approche bientôt de mon coeur. Je me sens être cet arbre qui fait pousser des coeurs, un pour chacun brisé il y a huit cent quatre-vingt deux jours. 

Les coeurs abîmés de ma meute se soulagent mutuellement. Nous nous regardons en souriant, et nous oublions. Nous nous acceptons chacun, tel que nous sommes et malgré tout, car nous savons qu'une famille qui crie et qui saigne est une famille unie. Et puis, au sein de ma meute, nous ne sommes jamais seul à posséder notre univers, nous ne nous possédons pas. Dans ma meute, nous sommes toujours là pour quelqu'un. Nous savons nous oublier nous-même car la famille est bien plus importante que les individus qui la constituent. Cela peut paraître fou aux yeux de certains, pour preuve : "Vous êtes beaucoup trop proches. Vos coeurs battent à l'unisson, c'est beau, mais effrayant" m'avait-t-on dit un jour.

Une semaine passée dans ce cocon de vie dans lequel j'ai grandi. Est-ce que j'étais bien en me levant ces huit matins ? Je crois me rappeler m'être sentie un peu différente. Mais si je n'étais pas la même, qui Diable ai-je pu bien être ? Cette adulte reconnaissante, probablement. Celle qui a pris suffisamment de recul pour se rendre compte que l'on ne perd pas le temps puisqu'il se perd tout seul. Et jamais Ô grand jamais je n'en gacherai une miette. La fierté mal placée, les crises d'ego ou encore, le sentiment de haine, ne m'auront pas. 

Durant ces huits jours, je me sentais différente. Voyez-vous, il s'est passé tant de choses bizarres autour, que j'en suis venue à penser que fort peu de choses sont vraiment impossibles. Parfois, je me dis que le monde n'a absolument aucun sens, et je me rappelle qu'au fond, qui nous empêche d'en inventer un ? Et c'est bien ce que je fais depuis quelques années maintenant, avec un bonheur indescriptible.

 

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