Territoire d'une louve

18 septembre 2016

Metanoïa.

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Metanoïa 
(n. grec) : se donner une norme de conduite différente, supposée meilleure. Transformation de la psyché ar une sorte de guérison initiée par des forces inconscientes. Il s’agit d’une transformation complète de la personne, transformation qui ressemble beaucoup à celle qui se passe à l’intérieur d’une chrysalide.

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05 septembre 2016

Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut.

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Ce qui provoque inexorablement de la tristesse en l'adulte que je suis devenue est la constatation de la vieillesse chez eux. Mes grands-parents. Lors du trajet de plus de trois heures de ce week-end, je me perdais dans mes pensées : Noël 1998, 18 rue Paul Bert. Ce nom de rue résonnait en moi comme quelque chose de parfaitenement unique, et intemporel. Jamais le temps ne pourrait effacer l'authenticité et la beauté des souvenirs liés à ce nom de rue. Noël 1998. Mamie préparait le repas à elle seule. Un repas pour près de 13 personnes. Depuis plusieurs semaines la maison étincelait de guirlandes et l'odeur de l'immense sapin placé avec soin par papy, proche de la baie vitrée du devant du salon, diffusait une odeur qui sera à jamais ma madeleine de Proust. Depuis des semaines, j'exaltais. 

Dans la grande chambre, je découvrais, par ce hasard que provoque la curiosité ardente d'un enfant, le déguisement du Papa Noël accroché parmi les costumes, vestes et autres manteaux de mon papy. Dessous, d'innombrables cadeaux de toutes tailles. Emballés. Je souriais en coin. J'avais bien remarqué, au fond, que le Père Noël semblait particulièrement étrange, lorsqu'il venait toquer à notre porte à minuit pile, chaque soir de Noël, la hotte remplie de cadeaux pour toute ma famille. Le traineau et les rennes en moins.

Noël 1998. Je me souviens des sourires, des étoiles dans les yeux de chacun. De cet amour qui nous unissait, au moins ce soir-là. Comme à chacun des Noëls passés et futurs. 

Aujourd'hui, même si je passe beaucoup moins de Noël avec eux, la chaleur qu'ils nous ont apporté auparavant est intacte, dans mon coeur, dans mon âme. Elle sera présente à tout jamais.

Je n'ai cure des conflits, des désaccords que la vie d'adulte apportent dans une vie. Je n'ai cure des contrariétés. La présence des êtres qui ont toujours été là, depuis notre naissance, à chaque moment, et qui nous ont aidé à affronter cette garce, mais pas moins Reine, de vie, surplombe tout. Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut. Alors j'irais caresser la lune.

Aujourd'hui, et jusqu'à mon dernier souffle, mes grands-parents sont et resteront ma plus grande fierté. Sans avoir jamais été riche, leur présence, leur bonté, leur humanité, leur générosité, restera la plus grande des richesses. Richesse infinie. Nul besoin d'argent qui, lorsqu'il est partagé se divise et disparaît. Cette richesse matérielle est si vaine. La leur, celle qu'ils m'ont toujours donnée, ne cessera de grandir. La richesse de l'âme, et du coeur. 

Papy, mamie. Vous m'avez tenu la main lorsque j'étais petite, afin que j'aprenne à marcher. 
Je tiendrais la vôtre, alors que la vieillesse vous emporte, afin de vous faire avancer encore et encore. Et encore. A mes côtés.

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Mourir des exemples des autres.

Gardons-nous bien de suivre, à la manière des moutons, le troupeau de ceux qui précèdent en allant non pas vers où il faut aller, mais simplement où vont les autres. Rien ne provoque plus grands malheurs que de se conformer à la rumeur publique, en estimant que les meilleurs choix sont ceux du plus grand nombre, tout cela parce qu'ils ne vivent pas d'après la raison, mais dans un esprit d'imitation. Il est néfaste d'emboîter le pas à ceux qui nous précèdent. Chacun aime mieux croire que de juger bon, lorsqu'il s'agit de la vie, on croit toujours, c'est plus simple que de juger bon. Emportés dans un tourbillon, jetés à bas d'un précipice par une erreur transmise de main en main. Mourir des exemples des autres; guérir à la seule condition de se distinguer de la multitude. Mais la vérité est que la foule se dresse pour défendre son propre mal. Tout comme l'individu membre du troupeau.

Je ne sais pas pour vous, mais j'ai connu une personne entrant dans ce schéma, capable des pires mensonges et des pires méchancetés pour défendre son statut de mouton. Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse. Couvrir d'ignominies chaque personne qui pouvait, à un moment ou à un autre, la déranger, ou la contredire. Sache que tu t'es rassasiée plus d'ignominie que de gloire. 

"L’Homme heureux est celui qui a le jugement droit, celui qui se contente du présent, quel qu’il soit, et qui aime ce qu’il a." Sénèque

 

03 juin 2016

De dentelle et de plomb.

03 Juin 2016

Je suis de dentelle et de plomb. Je sors, les yeux grands ouverts, mais voguant encore dans le sillage et l'assurance de mes nombreux rêves. Je suis surprise par mon automatsme, qui fait que les autres m'ignorent. Je traverse la vie quotidienne sans lâcher la main de ma nourrice astrale, tandis que mes pas s'accordent et s'harmonisent aux intentions obscurs de mon imagination somnolante. Cependant, je marche. Je ne trébuche pas. J'existe.

Mais au premier relâchement, dès que je n'ai plus besoin de surveiller ma marche, pour éviter les véhicules ou ne pas gêner les passants, dès que ne j'ai plus la pénible obligation de franchir une porte proche, alors je pars de nouveau dans les flots du rêve, comme un bateau de papier à bouts pointus fraichement plié.

C'est au beau milieu de la vie que le rêve déploie ses vastes cinémas. Je descends une rue irréelle de la ville de Fontenay-sous-Bois, et la réalité des vies qui n'existent pas m'enveloppe tendrement le front d'un tissu blanc de faux souvenirs inconscients. Je navigue sur une mer ignorée de moi-même. J'ai triomphé de tout, là où je ne suis jamais allée. Et c'est une brise nouvelle que cette somnolence dans laquelle je peux avancer, penchée en avant pour cette marche sur l'impossible.

Chacun de nous a son propre alcool. Je trouve assez d’alcool dans le fait d’exister. Ivre de me sentir, j’erre et marche bien droit. Si c’est l’heure, je reviens au travail, comme tout le monde. Si ce n’est pas l’heure encore, je vais jusqu’à la rivière pour regarder la rivière, comme tout le monde. Je suis pareil. Et derrière tout cela, il y a mon ciel, où je me constelle en cachette et où je possède mon infini.

 

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23 mai 2016

Ses cheveux sont noirs. Les draps sont blancs.

Sans titre-1Se regarder sombrer des années durant. Se regarder grandir doucement, et se regarder disparaître.
Glisser hors de son monde quelconque, hors de ses yeux quelconques. 
Glisser hors de son soi quelconque, dans la vie de quelqu'un d'autre.

Il y a une nouvelle lune, froide, fine, blanche, et la neige qui tombe en trombe.
Et les lumières fluorescentes de cette ville qui vacillent au travers de la foule.
Être à la dérive des heures durants, perdue et fatiguée.
Lorsqu'un murmure dans l'oreille souffle insatiablement :
"Pourquoi ne me suis-tu pas à l'intérieur ?" ...

La pièce est petite. La pièce est sombre.
Ses cheveux sont noirs, les draps sont noirs.
Et la nuit ne fait que commencer.
Dans un miroir accroché au mur, deux corps s'emmêlent.
J'ignore que la femme n'est autre que moi.
Ce n'est que le début. D'une union imparable.

Et puis plus rien.
Plus rien.

Rien d'autre qu'un nouveau jour, mauvais et froid. Dehors, la neige tombe toujours.
Et dans le lit couleur sang qu'est cette ville, je me vois revenir.
Et il est là, m'attrape la main. Pendant des heures. 
Et comme si je tombais dans ce miroir sur le mur,
Je m'observe hurler.
Je m'observe. Hurler.
Ce moi, dans ce miroir, s'engouffre. Et s'évapore.

Je me suis vu tomber pendant des années.
Je me suis vu le souffle court, ralentir. Disparaître.
Puis un jour, je le savais, je ne reviendrai plus jamais
Dans cet endroit couleur sang.
Plus jamais mes yeux quelconques
Ne me verront tomber.

Ce murmure salvateur dans le creu de l'oreille.
Ses cheveux sont noirs. Les draps sont blancs.
Ce n'est que le début de notre union imparable.

15 mai 2016

Colorer le quotidien.

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     La nuit dernière, en plein sommeil paradoxal, je tombais dans une sorte de prénévrose de ce que je serai quand je ne serai plus. Ce rêve me glaçait le corps et l'âme, tel le souvenir de ma mort future qui me hérisse au plus profond de moi. Dans un brouillard de confusion, je me sens matière morte, couchée sous la pluie, pleurée par le vent. 

Mes rêves sont tels des théâtres de marionettes dans lesquels je ne suis qu'une petite poupée dont les membres grossièrement taillés dans un tronc d'arbre, furent assemblés et articulés pour mieux imiter la vie. Le joueur de marionette étant bien entendu le fameux Ca freudien, tel un peintre sublimant ses pulsions par l'Art, mes rêves sont ma toile blanche.

En dépit des sentiments et sensations nuancés que provoquent en moi ces rêves (tout dépend dans quel type de pièce le joueur de marionette décide de me donner vie), j'en redemande perpétuellement. Le rêve est devenu aussi imposant que le simple fait de penser. Le rêve est la pire des drogues car elle est la plus naturelle de toutes. Elle se glisse dans nos habitudes en toute simplicité, sans crier gare, nous l'essayons. Même le pire des rêves - conscient ou inconscient, éveillé ou endormi - provoque une sensation de soulagement, de bien-être. Ni douloureux, il ne provoque aucun désagrément - mais l'âme qui fait usage du rêve devient incurable. L'âme qui fait usage du rêve ne peut plus se passer de sa drogue puisque celle-ci n'est rien d'autre qu'elle-même.

Mes rêves, conscients ou insconcients, positifs ou négatifs, m'enrichissent. Ils sont une thérapie au même titre que l'écriture : si j'écris ce que je ressens, c'est qu'ainsi je diminue la fièvre de ressentir et d'y penser. Ce que je confie n'a pas d'importance, car rien n'a d'importance. Je fais des paysages de ce que j'éprouve. Les rêves et l'écriture me permettent de peindre la platitude afin que la plus simple des pièces de monnaie deviennent le lien entre une contrée lointaine et inconnue, entre de nombreuses mains qui ont tenu cette même pièce de monnaie sans même y prêter attention, et moi-même ici et maintenant.

Dans mes chimères, j'ai appris à colorer le quotidien, à dire la banalité avec singularité, la simplicité avec lyrisme ; j'ai appris à redorer les coins sombres de mon chez-moi d'un rayon de soleil illusoire, à dessiner un sourire sur un visage malheureux.

 

05 mai 2016

Nous danserons avec la vie.

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Je voulais travailler durant ce long week-end. Et puis, la vie en a décidé autrement. Hier soir, le driver du disque dur externe contenant la totalité de mon travail a cessé de fonctionner. La sauvegarde initale étant défectueuse, j'ai réalisé une seconde sauvegarde sur un premier DDE et devais me charger du transfert d'une troisième sur un autre DDE. Mais entre deux, la deuxième sauvegarde s'est perdue. En bref, le sort des outils nécessaire à la survie de mes projets professionnels sont entre les mains du destin.

Habituellement j'aurais paniqué, vraiment. J'aurais ressenti cette horrible boule au ventre, le canal nasolacrymal me démanger, et les larmes monter en masse afin de jouer leur rôle de protecteur psychique, soulageant ainsi les tensions fortes telle une armée de militants hûrlant l'injustice et le mauvais sort.

Hier soir, je me suis sentie libre. Alors que j'aurais du m'effondrer dans le coin de la pièce en position foetale, et me mettre à me balancer d'avant en arrière face à une situation de totale détresse, je me sentais soulagée.

Dès le lendemain, mon amoureux et moi nous sommes enfuit afin de nous isoler loin. Au coeur des montagnes.

Lâcher prise, et être heureux, même si nous n'avons pas tout ce que nous désirons.
Lâcher prise, et faire confiance à la vie.
Lâcher prise, et aimer sa vie telle qu'elle est ici et maintenant.

Lâcher prise, et modifier l'enjeu de notre vie. Ne cesser d'aller vers ses objectifs en prenant plaisir à faire ce que l'on fait, maintenant. Sans attendre aucun résultat.

Ma maman dit que je suis animiste. Je ne sais pas si c'est lié mais peut-être qu'une force vitale a provoqué cet empêchement soudain de me mettre au travail à la veille d'un long week-end de quatre jours, mais maintenant que j'y suis : j'y reste. Samedi et dimanche nous sortirons de nos montagnes pour terminer ce long week-end en bord de mer. 

Pendant quatre jour, nous danserons avec la vie. Et qui sait, peut-être que cette même force vitale me rendra mes fichiers professionnels dès lundi. ;)

02 mai 2016

Sortir des nuages et du doute

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Lecteur, connaissez-vous les terreurs dont les gens au caractère froid et individualiste savent marquer leurs glaciales questions ? Savez-vous comme leur colère ressemble à la chute de l'avalanche ? Savez-vous leur désagrément semblable à la rupture soudaine de la banquise ?

Il vaut mieux endurer patiemment une vive douleur que vous êtes seul à éprouver, que de commettre une action inconsidérée dont les fâcheuses conséquences s'étendraient à tous les vôtres. La vie me semble trop courte pour que nous la passions à entretenir quelconque animosité ou à enregistrer quelconques griefs.

Il suffit de regarder autour de soi, et de se demander si nous pouvons regarder dans les yeux chacune des personnes qui composent notre entourage. Vous les connaissez par coeur, et elles vous le rendent bien. Aucun mensonge. Aucun artifice. Vos relations sont basées sur de sincères vérités, et de sincères sentiments. Il n'est pas de plus grand bonheur que d'être aimé par son prochain et de sentir qu'on contribue par sa présence à la satisfaction d'autrui, en toute transparence. Sans se dire à aucun moment que ce soit que l'on a menti, que l'on a manipulé la vie et les autres.

Mon esprit veut faire ce qui est bien, et j'espère que ma chair est assez forte pour accomplir cette volonté, lorsque celle-ci me sera clairement démontrée. En tous cas, elle sera assez forte pour chercher, sortir des nuages et du doute, et trouver la lumière et la certitude.

23 avril 2016

Il n’y a aucune limite. Seulement des niveaux.

J’ai passé une bonne partie de ma vie à côtoyer une personne qui ne m’apportait rien. Qui ne m’éclairait pas, ne m’enrichissait pas, ne me donnait aucun élan. Manquait plus qu’elle me tue à petit feu en se suspendant à mes basques et en me suçant le sang. Et puis il y a eu  les autres. Ceux qui, même en étant maladroits, étaient là. Et le sont toujours. Peut-être qu’ils ne m’ont pas compris, quand j’en avais besoin, mais avais-je vraiment expliqué ? Ils ouvrent des portes en moi, déclenchent un parachute, et me poussent à m’envoler, à toucher le ciel du bout des doigts. Et à réaliser mes rêves. Et à réaliser.

Réaliser qu’il n’y a aucune limite. Il y a seulement des niveaux. Où que vous soyez, soyez-y entièrement. Acceptez la responsabilité de votre vie, acceptez les conséquences. Sans excuse. Sans négativité. Sans pollution psychique. Et vous passerez chacun des niveaux, jusqu’à atteindre votre rêve. Dans la vie, il existe peu de choses aussi belles que la famille, ou un être cher qui vous aime. Dans la mienne, il existe peu de choses aussi belles que ma meute, soudée éternellement depuis plus d’un an. Il ne faut jamais tenir ces relations pour acquises. Assurez-vous de toujours trouver le temps d’être reconnaissant envers les personnes qui font partie de votre vie, et qui vous ont porté tout le long. Et « même si »… Ne les abandonnez pas. Jamais.

Une relation véritable en est véritablement une, si et seulement si elle n’est pas dominée par l’ego. Une attention vigilante, une présence constante, et une ouverture envers l’autre, sans vouloir quoi que ce soit d’autre. Cela est essentiel pour qu’une relation soit authentique. L’authenticité est difficile à acquérir dans une société envahie par de la publicité déloyale, mais si vous savez qui vous êtes, ce que vous voulez, et que vous refusez de vendre une partie de vous-même pour un gain pécuniaire, alors soyez reconnaissant vis-à-vis de vous-même. En revanche, si votre comportement est rythmé par la jalousie, l’envie, le jugement ou le mépris, alors vous n’avez aucune idée de qui vous êtes, même avec tout l’or du monde à vos pieds.

J’ai renoncé à me définir, que ce soit à moi-même ou aux autres. Je n’en suis pas morte, au contraire. Je suis revenue à la vie. Je construis mon activité professionnelle de mes mains, entrainant ma tendre mère dans ces vagues positives, son propre bébé d’entreprenariat porte enfin ses bons fruits. Parce qu’il n’y a aucune limite. Il y a seulement des niveaux. Parce que je ne me préoccupe pas de la façon dont les autres me définissent, car quand ils le font, ils se limitent eux-mêmes. Ce n’est plus que leur problème, plus le mien. Si vous trouvez votre « ici et maintenant » déplorable, si vous estimez que vous n’êtes pas venu au monde simplement pour suivre un chemin tracé par une société capitaliste et manipulatrice, alors prenez la responsabilité de votre vie. Désormais, je sais que je peux perdre quelque chose que j’ai, mais jamais je ne perdrai ce que je suis.

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